C'est une envie qui va arriver, à un moment où les difficultés vont vous submerger, et où vous ne vous sentirez plus capable de relever la tête, de trouver des idées pour avancer, et de l'espoir pour continuer à vivre.
Mais comment voir les
signes avertisseurs de cette dépression qui arrive ? Puisque justement on ne
veut plus rien entendre, plus voir personne, et surtout ne plus rien faire ?
Il faut rester attentif aux autres, à ce qu'ils vont dire, surtout si cela nous
déplait.
Et ne pas refuser ce jugement à ce moment-là, admettre qu'il pourrait bien être
le bon, et que l'on est bien en train de sombrer lentement vers le fond.
Nous pensons tous à
un moment ou à un autre à se suicider, à baisser les bras,
renoncer, et punir l'autre en le rendant responsable de notre mort.
Mais justement, votre vie est à vous, et disparaître lui laissera
quelques remords, mais pas très longtemps, car l'autre ne vous aime
plus, il n'aura des regrets qu'un temps, déménagera, changera
de vie, et oubliera.
Si vous avez des enfants, vous leur détruirez une partie de leur vie
(je sais, on s'en fout, puisque à ce moment là, on ne pense plus
qu'à soi, mais tout de même...).
En fait, disparaître est reconnaître que l'autre a gagné
la partie, et que vous ne valez rien, ce dont je doute vraiment.
Sur le suicide, j'ai toujours
à l'esprit cette définition donnée par Coluche :
Le suicide,
c'est une vengeance personnelle,
et moi,
personnellement, je ne m'en veux pas !
Je crois que vous êtes
capable de lutter, jusqu'au bout !
Car vous êtes déjà arrivé jusqu'ici, on ne vous y
a pas traîné(e) de force, vous y êtes venu(e) de plein gré.
Et cette démarche volontaire prouve que vous avez déjà
fait le choix de lutter.
Mais il y a d'autres façons
de se détruire, sans que ce soit trop visible.
Il y a l'alcool, les drogues, et même le sexe pour ne citer que les plus
utilisées.
En fait, vous cherchez
à correspondre à l'image que vous vous faites de vous-même.
Puisque l'autre est parti, qu'il ne vous aime plus, c'est que vous n'êtes plus
aimable. Et pour en être bien sûr(e), il faut contribuer à " coller "
à cette image dévalorisée.
Donc, détruire l'image que les autres ont de vous, pourrir cette vision, et
plonger si bas que plus personne ne voudra de vous.
Et une fois en bas, vous serez dégoûté(e) de vous-même, si bien que vous ne vous estimerez plus du tout, et donc, vous aurez encore plus envie de plonger, puisque la seule personne capable de vous comprendre et de vous aimer (c'est à dire vous) ne supportera pas de vous voir dans cet état .
Difficile de faire plus
pernicieux, plus prenant et plus destructeur, suicide mis à part.
En effet, ce sont des défauts que l'on peut avoir au grand jour, sans
que ce soit trop évident, et dont on n'arrive plus, ou très difficilement
à se passer par la suite.
Et comme la volonté,
la force morale, ne sont pas ce qu'il y a de plus puissant dans ces moments-là
il est très difficile de briser le cycle.
En fait, la meilleure solution consisterait à ne pas y plonger, mais comme c'est
quasiment impossible il faut absolument trouver une aide extérieure,
que ce soit un psy ou des amis très proches et capables de vous assister réellement
.
Je sais, on n'a pas particulièrement
envie d'être protégé(e) dans ces moments là, on veut
simplement disparaître, ne plus exister ou ne plus être regardé(e).
Mais n'oubliez pas que vous avez une leçon à tirer de cette expérience
douloureuse et que vous n'avez pas fait tout cela pour rien.