Etre
seul(e), c'est à la fois une liberté et une prison.
Tout ce qui nous entoure possède au moins deux faces, deux couleurs, deux
états et la solitude n'échappe pas à cette règle.
Elle est la conséquence de tout ce qui précède et nous offre en même temps
la liberté de nous retrouver totalement.
Le problème
réel est que nous ne sommes pas toujours prêt(e) à supporter d'être seul(e)
pour affronter cette crise.
Vivre seul(e), car les enfants ne comptent pas puisque c'est le conjoint
qui vous manque, oblige à prendre conscience de tout ce qui est autour de
nous et à décider de tout.
Très
souvent, il y a une sensation de peur, on se sent incapable de tout assumer,
de tout faire, tout choisir, tout décider, etc...
Puis, peu à peu, on y parvient, plus ou moins bien (je sais, ce n'est pas
terrible au début mais... ce n'est qu'un début) et on se rassure sur nos
capacités à maîtriser cette solitude.
La solitude
a aussi un autre côté, c'est qu'il n'y a personne autour de vous, près de
vous.
Personne pour vous soutenir, personne pour vous aider, et encore moins pour
vous aimer.
Et cela, c'est une chose qui devient assez vite pesante.
Il y
a cependant les avantages liés à la liberté qui compensent certains de ces
manques.
Car il n'y a aussi personne pour vous embêter, personne pour vous freiner,
vous rappeler à l'ordre.
Mais
le préférez vous vraiment ?
La liberté vécue seule n'a pas du tout la même saveur que la liberté partagée.
Il y
a donc différentes solitudes ou différentes façons de percevoir cette solitude.
Et ces perceptions évoluent selon votre propre état mental, selon votre
tonus, votre moral.
On se
retrouve seul(e) contre l'autre, seul(e) pour régler les problèmes
liés à la séparation et surtout seul(e) pour lutter contre le découragement,
contre soi.
Personne n'est là pour vous aider lorsque votre moral chute, personne ne
prendra de décision à votre place, personne ne vous guidera par la main.
Etre seul(e), c'est devoir à chaque instant choisir sa propre vie, et surtout assumer les conséquences de ses choix.
C'est
une bonne leçon à suivre, mais une fois que vous aurez appris comment maîtriser
tout ceci, ce sera une leçon à faire partager.
A ce moment, vous ne voudrez plus être seul(e), et la solitude deviendra
pesante.
Si la solitude vous pèse car vous refusez d'en assumer ses contraintes vous risquez de recommencer souvent ce cycle Etre Deux / Etre Seul(e) car vous reproduirez vos erreurs.
Mais si vous avez envie de faire partager cette leçon, de faire comprendre comment vous assumez vos choix, vous aurez fait une grande partie du chemin vers la reconstruction et le désir de vivre à deux.