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Que partage-t-on en fait dans un divorce ?

La liste ne peut pas être exhaustive, et elle vous est personnelle surtout.

Les torts et les responsabilités.
Ils sont déjà, je l’espère pour vous, fixés arbitrairement à 50 % .
Vous pourrez ajuster votre propre part plus tard, quand vous aurez analysé les raisons de cet échec et la part réelle de vos propres fautes, et des siennes (en tenant compte des effets induits par vos erreurs).

L’argent, les biens, les meubles, etc...
Tout ceci dépend de votre contrat de mariage, et de toute façon, c’est au notaire de vous conseiller là-dessus.
Une fois de plus, s’il est de bon conseil, il vous expliquera qu’une solution à l’amiable sera la plus économique.
Le mien m’a assuré que de toutes façons, mis à part les cas de grosses fortunes où des contrats existent, le résultat est toujours le même au final, un partage équitable des biens acquis après le mariage, tout le reste n’est qu’une question de temps et de procédure (et de perte d’argent et d’énergie).
Sincèrement, pensez vous que vous êtes en état de perdre du temps, de l’argent et votre énergie pour rien ?
Votre notaire a l’habitude, il vous demandera simplement à quel équilibre financier vous souhaitez arriver, une fois les biens recensés.

C’est une négociation assez simple, vous avez à vous ce que vous possédiez avant le mariage, ce qui vous vient de votre famille, et vous avez en commun, donc en principe à moitié, ce que vous avez acquis et dépensé depuis le mariage. Ceci comprend donc les biens, et les dettes…
Si vous n’avez pas assez confiance en l’autre (un dialogue et un compromis n’impliquent pas forcement une confiance aveugle, la prudence peut être nécessaire…) ou en vos capacités à manier les chiffres, faites vous aider par des proches de confiance.

Votre coeur.
Il est à vous, vous l’aviez partagé en grand, ce sera dur de le reprendre pour soi tout seul.
Et encore plus de le redonner un jour, je le pense aussi.

Là actuellement, le partage n’est plus possible pour le moment, essayez de le séparer de votre tête, mais aussi de le contrôler avec votre tête, ne remplissez pas le vide que laisse l’autre par la haine.

Le droit de garde des enfants.
Si vous en avez, qui en aura la garde ?
La justice a pour habitude de confier la garde à la mère, même si peu à peu les mentalités changent.
C’est un choix délicat, et très difficile.
Personnellement,  je pensais avoir fait le bon choix en laissant leur garde à leur mère.
Je risquais de me déplacer souvent, à tout moment parfois, et je me voyais mal assumer leur garde seul. Pour être franc, je ne m’en sentais pas tellement capable, affronter les difficultés d’organisation avec la douleur du divorce je pense que cela aurait fait trop pour moi.
De plus, ils étaient petits, et avaient besoin de leur mère (c'est aussi une excuse facile...).
Je crois maintenant avoir fait une erreur à ce moment là, mais c’était difficile à voir et à gérer aussi.

Elle les aime, cela c’est certain, mais il manque chez elle ce sens de l’équilibre et la volonté d’assumer ses responsabilités. L’école a été une catastrophe jusqu’à ce tout début d'année où elle a commencé à les faire travailler (préférant toutefois dans la mesure du possible déléguer cette tâche à d’autres), les habitudes de vie, d’hygiène et alimentaires sont déplorables et les règles de savoir-vivre ne sont respectées que lors des crises de conscience.
(je sais, je dis des choses négatives, mais c’est aussi la vérité, et je ne vois pas pourquoi je mentirais ici…)
Je dois avouer que depuis plusieurs mois (nous sommes en Août 2001) les choses ont évoluées dans le bon sens... pour tout le monde il faut du temps pour retrouver son équilibre de vie.

Ce sont des choses que l’on ne voit pas ou auxquelles on oublie de penser dans ces moments-là.
Maintenant, je sais qu’il faudra corriger ces erreurs, la mienne comme les autres, et que le seul travail possible que je puisse faire actuellement est de leur montrer qu’il existe autre chose, que l’équilibre entre les règles, les devoirs et les choses dûes, n’est pas une chose abstraite.
J’agis par petites touches, je pense qu’un jour ils seront en âge de comparer, les méthodes comme les résultats.
Une chose importante à obtenir du juge, c’est l’autorité parentale conjointe (en général cela se fait sans problème).

Sur le papier, vous avez la même autorité que votre conjoint sur vos enfants, dans la pratique, il ne reste un pouvoir de contrôle que sur les situations importantes, l’autorité réelle (ou son absence) se fait au quotidien, dans le lieu de résidence des enfants.
Dans un divorce, le rôle du juge est de veiller à l’équilibre financier du divorce, et théoriquement, au respect des droits des enfants.
Mais comme il n’y a pas de contrôle là-dessus, le juge, et la justice avec, s’en lave les mains.
Pour les règles de garde, le juge garantira par écrit un droit de visite réparti à 50 % mais ce droit légal ne sera appliqué qu’en cas de désaccord entre vous.
Si vous avez réussi déjà à discuter ensemble, vous réussirez à partager le temps des visites.
Mais ne soyez ni trop strict, ni trop excessif là-dessus. Il faut à la fois savoir accepter de les avoir avec soi plus longtemps parce que l’autre ne peut pas les prendre, mais il faut savoir aussi lui rappeler qu’il doit aussi savoir vous laisser seul(e) et les prendre à son tour.
Il ne faut pas être rigide, mais il faut aussi un certain équilibre.
Vos enfants n’ont plus de repères à ce moment-là.
Il faut qu’ils les reconstruisent peu à peu, un rythme de garde régulier les y aidera beaucoup.

Et en même temps, si vous êtes comme moi dans une maison vide 12 jours de suite, cela vous aidera de savoir à quel moment le soleil reviendra chez vous.
Un peu de soleil tous les 15 jours, cela ne peut pas faire de mal (mais attention, il pleut aussi parfois ces jours-là, surtout du côté des yeux…).

Ne vous faites pas d’illusions, le vide de leur absence est très dur à supporter, mais petit à petit, l’habitude se crée, et la vie se règle sur ces nouveaux rythmes.

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La procédure de divorce Combien ça coûte ?
Page écrite en Mars 2001