Pourquoi divorce-t-on en fait ?

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Il y a tant de réponses différentes, pour certain c’est un choix, une solution, une fuite, une libération…
Pour d’autres, c’est une surprise, un écroulement, un tremblement de terre.
Je serais plutôt de ces derniers, mais de toutes façons, un divorce n’est jamais neutre, jamais sans conséquences.

S’il est vrai qu’il y avait des tensions, que ma femme avait beaucoup changé ces derniers temps, sans que j’ai eu moi-même l’impression d’avoir changé, je continuais de l’aimer, peut-être de trop l’aimer.

L’amour devrait être un équilibre entre deux êtres, pas un amour aveugle et presque infini.

La chute a été brutale, et la nouvelle difficile à comprendre aussi.
Ce n’est pas le fait d’avoir été trompé qui fût difficile à accepter. Je sentais depuis longtemps qu’un jour, il y aurait cette erreur, que cela arriverait.
Pour moi, il existe en toute personne le droit à l’essai, à l’erreur.
Tout ceci se pardonne, il est même parfois possible que cela soit positif pour un couple.

Non, l’annonce a été plus brutale, un soir j’ai su que ma vie venait d’être brisée, que je n’étais plus aimé et que je devenais de trop chez moi.
Cela a été très dur, j’ai essayé de temporiser, de dédramatiser, de nous donner le temps de la réflexion.

Mais, même si je connaissais ma femme d’humeur changeante, je ne la connaissais pas girouette.
Nous étions tombés d’accord, après avoir assez longuement parlé, j’ai beaucoup essayé de dialoguer dans ces moments là, nous en reparlerons plus loin, nous étions donc d’accord pour partager la vie dans la maison jusqu’au mois de Septembre, avant la rentrée scolaire, (nous étions à ce moment mi-juin) pour prendre le temps de faire le point, de réfléchir aux raisons, aux conséquences, à la vie de nos enfants.

La semaine suivante, elle m’annonçait qu’elle venait de trouver un appartement 50 Km plus loin, et qu’elle emménageait avec les enfants début Août.

Tout a été ainsi avec elle, blanc un moment, noir quelques secondes plus tard, gris par la suite, et incolore le lendemain, avec comme seule constante la fuite en avant, la fuite devant les responsabilités.
Mais à sa décharge, je dois aussi avouer qu'il n'est pas toujours facile de trouver une autre solution, de remettre tout en cause et d'espérer encore en l'avenir après des années de vie commune, années où s'use la passion du début, années où l'on s'enferme chacun dans sa conception de la vie et du couple.

Les choses que je pourrais vous conseiller dans ce genre de situation sont surtout celles-ci :

J’ai réussi, parfois avec difficulté, à ce que nos enfants ne soient jamais l’enjeu du divorce.

Je leur ai expliqué clairement ce qui se passait, que l’amour que nous avions pour eux ne changeait pas, que seule notre relation de parents avait changé. Ils avaient à l'époque 3, 5, 7 et 13 ans.

Je leur ai parlé d’amour, des amours différentes qui existaient, comme de celui que j’avais pour eux, et que j’avais pour leur mère (je l’ai aimée encore pendant longtemps après…).

Et surtout, à aucun moment je ne me suis servi de leur présence et je n’ai laissé dérivé le débat (ou le combat) pour leur garde ou sur l’exclusivité ou la possession de leur esprit.

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Présentation Comment supporter le choc ?
Page écrite en Mars 2001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai mis ce livre en ligne sur ce site, parcourez le à votre gré, au fur et à mesure que vos pensées évolueront.
C'est pour moi un des plus beaux livres jamais écrit sur l'Homme, et il y a à chaque texte quelque chose à en extraire pour soi.
Si vous souhaitez le lire de suite,
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