La procédure de divorce

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Je ne vais pas remplacer votre avocat, il vous a déjà tout expliqué, et de toute façon saura mieux le faire que moi. S’il est humain, il a essayé de vous expliquer qu’une séparation à l’amiable est la meilleure des solutions.

Sincèrement, je partage cet avis, et financièrement, je vous le conseillerais aussi.
Pourquoi prendre cette solution ?
Pourquoi la choisir soi-même déjà et essayer de la faire adopter par l’autre ?

Eh bien ! Parce que cette procédure est la seule à mon sens qui ne soit pas agressive envers l’autre, et par là même qui ne le soit pas non plus envers vous.
Sincèrement, pensez-vous que vous avez besoin, dans ces circonstances là, d’être attaqué(e) de tous les côtés ?

Toutes les autres méthodes partent du principe que l’autre a tort, et si ce n’est pas le cas, qu’il faudra tout de même lui trouver des torts, et qu’il faut prouver ses fautes et se défendre de ce que l’on vous reprochera.
Toutes ces façons de faire sont destructrices, elles apportent ce qui va avec la guerre, la haine et la rancoeur.

Haïr quelqu'un est, c'est vrai, un moyen radical pour ne plus l’aimer mais justement, c’est une situation extrême.
Les extrêmes sont instables par nature et vous verrez que pour supporter correctement l’épreuve d’un divorce, il faut rechercher partout l’équilibre.

Agresser l’autre, attaquer pour se défendre de ses attaques est une attitude qui ne fera que faire souffrir, et si vous avez des enfants, qui ne fera que les faire souffrir eux aussi.
En avez vous le droit ? ?

Et, plus la guerre est longue, plus long sera le temps de la procédure, et plus chers seront les honoraires de vos avocats.

Devinette :
Dans ce genre de guerre, lequel des deux fera les coups les plus pourris ? Les plus odieux ?

                       (si vous ne trouvez pas, la réponse est en fin de page)

Donc, je suis partisan d’une séparation concertée.
Pas d’une séparation sans concession, mais d’une négociation.

Pour être sincère, on a toujours des torts dans un divorce, certains des actes de l’autre sont les conséquences de certains de nos comportements, et réciproquement.

Maintenant, il faut les quantifier, et comment les quantifier ? Puisqu'une chose futile pour vous peut se révéler lourde de sens pour l’autre ?
Pourquoi ne pas accepter un chiffre arbitraire de 50% d’erreurs de chaque côté ?

Puisque vous ne saurez jamais mesurer de façon correcte les causes et les erreurs de chacun, pourquoi ne pas convenir ensemble que cette valeur est un compromis acceptable ?

Admis d’emblée, il permet d’éviter la guerre, il vous sera inutile de lui reprocher quelque chose ensuite puisque l’on peut vous en reprocher autant, et surtout, soyez égoïste un peu en pensant à vous, il lui sera difficile de vous reprocher quelque chose, puisque vous pouvez lui en faire autant.
Croyez-moi, c’est appréciable à ces moments là.

C’est vrai, c’est un faux compromis, le chiffre de 50% n’est pas exact, mais comme la valeur exacte n’est pas mesurable, qu’importe, cela devient une base réelle de discussion.

Et surtout, la guerre ouverte est évitée !

Ce compromis devient aussi une base d’acceptation de la situation, et une base de reconstruction future.
Je sais, c’est trop tôt, vous n’y pensez même pas, mais moi je peux vous assurer qu’il faudra vous reconstruire plus tard, que c’est lent, difficile, et qu’il vaut mieux disposer d’une base stable à ce moment là.

Si vous ne savez pas non plus très bien pourquoi vous vous séparez, pensez aussi que ce compromis ne vous empêchera peut-être pas un jour de recommencer une vie ensemble, sur des bases différentes, mais que la guerre aurait rendues impossibles.

Et si vous avez des enfants, et que vous en êtes à ce stade de votre séparation, alors pensez à ce que je viens d’écrire.
La guerre ne fait pas des victimes que chez les soldats, des enfants sont détruits aussi parfois par la folie des adultes…

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Page écrite en Mars 2001


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Réponse à la devinette :  L’autre bien sûr !